AMORIS LAETITIA, EXHORTATION APOSTOLIQUE SUR LA FAMILLE DU 19/03/2016 – LES GRANDES LIGNES

Voici un extrait d’un article de RADIO NOTRE DAME de Marion Duchêne, Juliette Loiseau et Antoine Merminod.
Pour en voir la totalité, cliquez ici.

Et si vous voulez aller plus loin en lisant l’exhortation apostolique dans sa totalité, cliquez ici. Nous vous recommandons plus particulièrement les paragraphes 280 à 286 qui traitent de l’éducation affective.

L’exhortation apostolique Amoris laetitia vient synthétiser et conclure les deux sessions de « synode sur la famille » qui ont eu lieu en octobre 2014 et 2015, sans bouleverser le dogme, ni  la théologie.

Consistant, certes, mais les 325 paragraphes et 260 pages de cette exhortation prouvent bien qu’on ne peut parler d’un sujet aussi primordial, sans un minimum de fond. Radio Notre Dame a décrypté pour vous, cet hymne à la famille du pape François. Pour rappel, à la différence d’une encyclique qui a le plus souvent une valeur d’enseignement et qui peut rappeler la doctrine de l’Église, l’exhortation apostolique présente quant à elle les conclusions du pape à la suite d’une réflexion collective, comme c’est aujourd’hui le cas avec le texte post-synodal.

Sur l’éducation de la sexualité

« On prend trop à la légère l’éducation sexuelle » des enfants et adolescents, dénonce le pape dans son exhortation apostolique. Aujourd’hui, personne n’aide sérieusement les jeunes à se préparer à« un amour grand et généreux ». Le pape reconnait que l’époque dans laquelle nous vivons, où le sexe est banalisé, rend difficile une véritable éducation sexuelle. Cette éducation ne peut « être comprise que dans le cadre d’une éducation à l’amour ». Pour le Saint-Père, l’éducation sexuelle faite par les institutions éducatives aujourd’hui, apporte certes des informations aux jeunes, mais comporte plusieurs travers.

Tout d’abord, le pape dénonce que « l’éducation sexuelle se focalise sur l’invitation à se « protéger », en cherchant du « sexe sûr ». Ces messages traduisent pour le Saint-Père une « attitude négative » quant à la finalité de la sexualité. Les jeunes sont ainsi bombardés de messages, pour « qu’ils jouent avec leurs corps et leurs sentiments, comme s’ils avaient la maturité ». Ce qui est totalement irresponsable, pour le Saint-Père, car les jeunes n’ont pas cette maturité. L’éducation sexuelle doit aider les jeunes à développer « un sens critique face à l’invasion de propositions, face à la pornographie incontrôlée et à la surcharge d’excitations ». Toutes ces informations, déforme la capacité d’aimer des jeunes. Pour cela, le pape appelle à enseigner aux jeunes les « diverses expressions de l’amour » : « l’attention réciproque, la tendresse respectueuse, la communication riche de sens ». Tous ces apprentissages sont indispensables pour préparer les enfants et adolescents « au don de soi total et généreux qui s’exprimera après un engagement public. […] L’union sexuelle dans le mariage se présentera ainsi comme un signe d’engagement plénier ». Pour le pape, cette éducation sexuelle, mais également affective, doit préserver « une saine pudeur » (virginité), même si « aujourd’hui certains considèrent qu’elle est une question d’un autre âge ».

 « L’ÉDUCATION SEXUELLE SE FOCALISE SUR L’INVITATION À SE « PROTÉGER », EN CHERCHANT DU « SEXE SÛR » »

L’éducation sexuelle, où l’apprentissage ne doit pas être celui de la sexualité, mais de l’amour et du don de soi, doit également inclure « le respect et la valorisation de la différence » pour le Saint-Père. Féminin ou masculin, chacun doit apprendre à accepter son corps tel qu’il est, tel que Dieu la créé, et à le valoriser, dans sa féminité ou sa masculinité. Cependant, le pape reconnaît que « le masculin et le féminin ne sont pas quelque chose de rigide », malgré les nombreux facteurs biologiques ou génétiques, mais aussi culturels, familiaux, qui différencie le masculin du féminin. Ainsi pour le Pape, la manière d’être homme du mari, peut s’adapter à la situation de l’épouse, notamment en ce qui concerne le travail. Le pape explique alors que « s’occuper de certains travaux de maison ou de certains aspects des soins aux enfants » ne rend pas le mari moins masculin. Ce n’est ni un échec, ni une honte. Pour le Saint-Père, ces échanges entre l’homme et la femme sont même nécessaires pour le développement de l’enfant. Une rigidité exagérée du masculin ou du féminin n’éduque pas les enfants et les jeunes à une réciprocité concrète, notamment dans les conditions du mariage. Cette rigidité peut également fausser les conceptions, au point « d’amener à considérer comme peu masculin de se dédier à l’art ou à la danse, et peu féminin de s’adonner à une activité de conduite de voitures ». Si ces conceptions n’existent plus dans de nombreuses sociétés, le pape alerte qu’il reste dans ces endroits où elles existent toujours, et où elles nuisent à la liberté et au développement des jeunes. Cette réciprocité et ces échanges entre masculin et féminin font tout aussi partie de l’éducation sexuelle, selon le Saint-Père, que l’éducation à la sexualité et à l’amour.

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